lundi 15 février 2016

État des lieux mitigé d'un marécage à bambous

État des lieux suite à un passage au terrain de l'eau en quantité déraisonnable même sur le terrain les bambous trempés

Le chemin menant au terrain est transformé en ruisseau



 Premier bambou en entrant sur le terrain, j'ai encore perdu le nom, inconnu offert par David (Strike), il baigne, ça commence bien. Sinon il a l'air en forme.
 

Phyllostachys hispida va bien


De l'eau encore de l'eau, ça m'inquiète sur l'avenir ...


Les jonquilles plantées il y a deux ans prospèrent gentiment



Phyllostachys aurea f. Flavescens inversa, semble bien se porter, même s'il n'a pas turionné sur 2015.



Phyllostachys bambusoïdes marliacea me fait un beau turion cet hiver, je croise les doigts pour qu'il survive au froids des jours à venir.





Indocalamus latifolius
Hopeï semble bien se porter, à suivre ...


La première butte est entourée de douves médiévales   :-(



Phyllostachys humilis a les pieds dans l'eau  :-(



Arundo donax variegata trempe et semble en piteux état


Les Fargesia trempent aussi :-(



Phyllostachys dulcis lui se porte bien



Phyllostachys nuda, après avoir souffert de la sécheresse, a été "bouscullé" par ??? Je n'y est pas toucher pour ne pas le malmener d'avantage.  :-(  à suivre...


Pseudosasa japonica en provenance de chez Ted, se porte bien, je suis curieux du turionnage à venir.



Phyllostachys aureosulcata F. spectabilis 'Lama Temple' va bien et ne semble pas tremper. :-)


Pleioblastus argentostriatus 'Kimeï' est tout défeuillé, il semble que ce soit le froid, pourtant faible cette année, à voi


Phyllostachys aurea albovariagata végète, quoique il semble qu'il ai refeuillé.  à suivre
Le Pleioblastus pumilus qui est à côté de lui progresse.


Là commence les problèmes qui me font monter la moutarde au nez comme dirait l'autre.

Les rhododendrons ont été dévorés par vraisemblablement un chevreuil.  :-((





Le Fatsia japonica idem ...


Phyllostachys vivax aureocolis lui se porte comme un vivax :-)


Tous les arbustes que j'ai planté ont été dévoré, je vais passer mon permis de chasse, ça va saigner.



Un autre pumilus qui va bien


Semiarundinaria okuboï qui reprennait du poil de la bête, est noyé :-(


Shibatea nanpinensis est reparti après avoir presque totalement grillé l'an passé.


La deuxième butte a aussi les pieds dans l'eau




Le premier Phyllostachys edulis anjiensis a plutôt bonne mine


Ce qui n'est pas le cas du second ?????


X hibanobambusa tranquilans Shiroshima lui pète le feu


Phyllostachys sulfurea végète, je croise les doigts pour qu'il décolle cette année.




Semiarundinaria makinoï pète le feu.
Il m'a fait des turions très tardif sur 2015, je pense du fait de la sécheresse.
Je ne sait pas si il feuillerons au printemps ?




Phyllostachys atrovaginata végète. feuille, sèche, refeuille, resèche ...  à voir au printemps.



Pleioblastus hindsii, celui dont je croyais qu'on faisait des flutes.
Il repars après avoir bien souffert de la sécheresse.


Pleioblastus linearis, je le croyais disparu, mais il est toujours là.



les Phyllostachys bissetii vont bien dans l’ensemble, je suis impatient de voir leur développement au turionage 2016.



Phyllostachys bambusoïdes 'Mixta' se porte à merveille.
Si la progression sur 2016 est la même que 2014-2015, ça promet.


Semiarundinaria fastuosa, il met le temps mais semble prometteur pour 2015, un magnifique turion d'hiver à plus de 3m. à suivre ....


Phyllostachys bambusoïdes 'Lacrima deae' lui aussi pète le feu. comme son petit cousin ci dessus à suivre sur 2016



Phylostachys prominens un de mes autres gros espoires de 2016.



Phyllostachys edulis Tao Kiang' le premier bambou avec une grosse activité des rhizomes.

j'ai de bons espoirs pour 2016





Phyllostachys nigra se porte pas trop mal.


Chusquea gigantea que je pensait perdu. Fait de la survie.



Pleioblastus viridistriatus comme Pleioblastus argentostriatus a complètement défeuillé.


Une graminée que j'ai ramené de planbuisson, dont j'ai égaré le nom (c'est celle qui envahi le champ devant le parking) qui fait grise mine est qui est aussi noyée. peu d'espoir par là.


Un inconnu parceque j'ai bouffé le nom, qui a lui aussi souffert de la sécheresse mais est reparti.




Pleioblastus chino F. Elegantissimus



Un crocus, dont je n'ai pas le souvenir de la plantation ?


Voilà donc un constat mitigé et angoissant au vue de l'innondation, à suivre.

Quelques un ont été oublié lors des prises de vue, P. vivax (type) va pas trop mal, Sasa kurilensis 'shimofuri' semble HS, Shibatea kumasaca planté il y a peu, Phyllostachys shangaï3 n'est pas encore planté.

Le printemps est attendu avec impatience.

Il y a beaucoup de travail de mise en valeur à réaliser cette année, du clôturage pour limiter les exaction des chevreuils, et un arrosage à mettre en place pour ne pas retomber dans le problème de 2015.

lundi 1 février 2016

Thomas facteur de Shakuhachi à figeac

Je découvre sur la toile un couple fort sympathique qui travaille le bambou.

Je vous les présente :
 
Irène et Thomas sont installés à Figeac.

Thomas Goulpeau est fabricant de Shakuhachi fluttes japonaises en bambous, il récolte ses bambous dans les bambousaies "naturelles de France.

Il découvre la flute il y a plus d'une décénie, puis ensuite il découvre la flute traditionnelle japonaise, et là il est pris de passion, prends des cours, et saute le pas il y a une dizaine d'année et devient facteur d'instrument.

Qu'est ce que j'aime ce terme, "celui qui fait", celui qui crée l'objet qui transcendera  un phénomène physique en art majeur.

Ça a toujours tenu de la magie pour moi qui ai une oreil qui doit être déplorable tant je chante comme une casserole.

Et là monsieur Thomas il fait ça avec un matériau que j'adore le bambou.

Bon je m'égare, revenons à Thomas, il propose trois modèles de flutes :

Il s'agit d'un art plus que millénaire qui donne à chaque chaume ainsi transformé une éternité musicale.


C'est un artiste zen s'il en est car il est en lien direct avec la nature, son atelier peut d’ailleurs être la nature.



Je ne suis pas musicien mais un jour je crois que je m'en paierai une rien que pour leur esthétique, et puis un peu aussi parce que je suis amoureux des bambous.

Quelles beautés





Je ne détaillerais pas les techniques de récoltes de préparation et de fabrication, il le fait mieux que je ne le ferais sur son site que je vous invite à visiter. Je dirais juste qu'apparemment il affectionne le Phyllostachys viridiglaucescens, il ne mentionne pas Pleioblastus hindsii ce qui m'a étonné tant j’étais convaincu que c''était un bambou prédestiné au Shakuhachi, j’aurais surement quelques éclaircissement sur ce point de détail quand j'aurais la chance de le rencontrer.

Irène Brunet crée des sacoches, elle est originaire du magnifique Val du Layon qui est une autre magnifique région, elle est la soeur d'Alexa avec qui je partage une autre passion celle de la photographie, elles a de multiples cordes à son arc (surement en bambou) institutrice, comédienne, costumière, et créatrice de sacs.

Ce sont des voyageurs, toujours en balade à Vélo, et leurs besoins particuliers ont conduit Irène à créer des sacoches spécialisées pour ce mode de déplacement si plaisant.

Elle choisi des matériaux nobles, coton des Vosges, ce coton est traité imperméable et imputrescible dans le nord de la France, et elle réalise les sacoches pour leur périple de six mois en vélo. Au retour elle décide d'en faire son métier, suit une formation à la couture pour parfaire sa couture (oui elle a déjà quelques kilomètres de fil derrière elle en tant que costumière) et ainsi peaufiner toilefiner ses sacs.

Et si je vous en parle sur un blog sur les bambous c'est que la pratique a un magnifique poignée en bambou.



La sacoche  « La Pratique » st née, elle s'équipe et propose ses sacs maintenant ce sont pas moins de 4 modèles différents qui sont proposés avec en plus la possibilité de faire réaliser sur mesure.


C'est un article très rapide pour vous faire découvrir ces deux artistes (trois avec la frangine photographe, mais j'y reviendrais sur mon autre blog), vous pouvez approfondir avec les liens suivants.

Vous pouvez les retrouver sur la toile

Thomas : http://www.chikudo-bamboo-flutes.com/

Irène :  http://www.sacoches-velo.com

Alexa : http://www.alexabrunet.com/


PS : amis bambouphiles vous pouvez lui proposer de venir récolter quelques chaumes chez vous, je suis sur qu'il sera preneur, et ce sera surement une merveilleuse rencontre.

Pour ma part quand mes bosquets auront grandis et seront suffisamment fournis, ce sera très volontiers que nous vous accueillerons pour une cueillette (maitrisée).

Pour ceux qui voudraient approfondir l'art du Shakuhachi

European Shakuhachi Society
http://shakuhachisociety.eu/

Son forum en ligne :
http://www.shakuhachiforum.eu/index.php

N'hésitez pas à laisser vos commentaires.

lundi 11 janvier 2016

Yvon Bergon nous livres ses secrets de fabrication

Après avoir travaillé pendant 44 ans dans son atelier immanquable de Générargues, à quelques centaines de mètres de la fameuse Bambouseraie de Prafrance, Yvon Bergon a décidé de nous  livrer ses cahiers d'atelier. 

Travail de patience et de minutie, la fabrication des meubles et des objets en bambou nécessite en effet un apprentissage rigoureux, tant dans la sélection des matériaux que dans la technique et la réalisation. Pour que le charme puisse opérer dans des œuvres pérennes, conçues pour durer, sans fissure ni éclatement, l'artisan qui a perfectionné sa technique durant toute une vie consacrée au bambou a conçu un livre clair, rigoureux, largement illustré, qui devrait permettre à chacun de réaliser tous les modèles d'objets et de meubles présentés dans cet ouvrage. Il y explique sa technique occidentale du travail du bambou et en dévoile tous les ressorts et les principes nécessaires à la fabrication.
Désormais à la retraite et n'ayant pu transmettre ses connaissances pendant son activité, Yvon Bergon espère ainsi sauvegarder un savoir – faire qu'il pourra de surcroit être enrichi par de nouvelles mains expertes après avoir acquis les connaissances de base de cette technique artisanale - si particulière.
Son atelier  et son magasin sont des institutions à Générargues. Espérons que son ouvrage sera une référence auprès des passionnés et des artisans.
« Comment travailler le bambou, technique occidentale, mes cahiers d'atelier » par Yvon BERGON, Editions Cogobur. 160 pages en couleur, prix : env.35€
Renseignements sur bergon-.yvon@orange.fr

Source :  http://www.midilibre.fr/2015/12/16/l-infatigable-travailleur-du-bambou-livre-ses-secrets,1258914.php



Vous pouvez vous procurer le livre ici :

http://nouveautes-editeurs.bnf.fr/annonces.html?id_declaration=10000000232486&titre_livre=COMMENT_TRAVAILLER_LE_BAMBOU

jeudi 10 décembre 2015

Fibre de bambou, Oui MAIS (in ENGLISH)

Une affaire qui fait grand bruit au états unis ou les consommateurs ne sont pas que des pigeons.

Affaire relayée par "Chicago Tribune" "CBS46 News Atlanta" "The Consumerist" " Reuters" entre autres ...

L'affaire risque tout de même de coûter la bagatelle de 1.3 million de dollards au 4 anciennes incriminés.

Sale coup pour l'image du bambou.


According to a recent study, a staggering 71 percent of Americans keep an eye out for "green" products when they shop. And since bamboo is one of those materials that practically whispers "eco-friendly," it's a good bet that the four-pack of men's bamboo socks recently advertised by JCPenney caught the eye of many shoppers.
"Made of pure bamboo fibers," promised the sock ad. "Show off your environmental cred." For just $26, you could get four pairs of socks and take care of planet Earth. Sounds too good to be true, right?
In fact, it was.
Earlier today, the Federal Trade Commission announced complaints against four major retailers—Bed Bath & Beyond, Nordstrom, JCPenney and Backcountry.com—with civil penalties totaling $1.3 million. The offense? Marketing bamboo products that aren't made of bamboo.
Shoppers, in the commission's own words, have been "bamboozled."
The FTC's complaints maintain that these retailers broke the law by saying specific products (including JCPenney's aforementioned socks and Bed Bath & Beyond's Bamboo Blend Napkins) were made of bamboo, when in fact they were nothing more than rayon. What's more, according to the FTC, these companies persisted with misleading marketing despite warning letters issued in 2010 to 78 leading retailers, pointing out the violations.
"These companies were well aware of their obligations and of the potential consequences for failing to heed the warning letter," FTC Bureau of Consumer Protection attorney Korin Felix told Adweek. "Consumers need to be able to trust the information they see on product labels and advertisements for textile products. This is especially true for information about the fibers used in the products, because consumers have no way of knowing the fiber content other than by relying on that information."
How did it happen?
According to the FTC, the problem begins with consumers' understandable ignorance of how bamboo is made into fabric. Unlike cotton, for example, bamboo requires the application of toxic chemicals including sulfuric acid to obtain the pliancy needed for weaving. Simply put, by the time the bamboo becomes a fabric, it's technically not even bamboo anymore—it's rayon. "Even when bamboo is the 'plant source' used to create rayon," advises an FTC publication, "no traits of the original plant are left in the finished product."
What's more, the chemicals used in the process (which often takes place in China) are pollutants and frequently disposed of improperly. So the notion of bamboo fabrics being eco-friendly is itself misleading.
In a written statement, JCPenney told Adweek that "we appreciate the FTC bringing this issue to our attention, as JCPenney never intends to mislead our customers. As a result, we have updated our product descriptions to be more clear and transparent for consumers. The company has also implemented ongoing internal training programs that address product content disclosure, and seek to prevent related issues moving forward."
Bed Bath & Beyond did not immediately respond to a telephone call for comment.
A leading consumer advocate praised the news. "The FTC's actions today underscore the importance of ensuring that 'green' marketing statements are truthful and substantiated," said C. Lee Peeler, president and CEO of the Advertising Self-Regulation Council, a unit of the Council of Better Business Bureaus. "As a result of the FTC actions," Peeler added, "we hope to see greater self-policing of these types of claims by the industry."
That's a weighty hope. After all, this is hardly the first time brands have taken heat over their own marketing claims. A pair of class-action suits filed last year by a California woman named Rohini Kumar allege that several popular brands of olive oil misled consumers by claiming their products were "imported from Italy" (even though some of the olives were grown and pressed in other countries) and "extra virgin," though they were mixed with other refined oils.
Then there was 2013's infamous "Honeygate" scandal—serious enough to involve both U.S. Customs Enforcement and the Department of Homeland Security—in which honey from China was imported to the U.S. via middleman countries in order to disguise its origins.
Looking forward
The brands' misleading of customers, as the FTC puts it, is all the more egregious during the holiday season, when Americans are out buying gifts for that eco-conscious person on their shopping lists—though the agency promises to maintain its scrutiny well into the new year.
"False 'bamboo' claims are a significant problem for consumers who care about buying environmentally friendly products," Korin said, "and the FTC will remain vigilant and will take appropriate actions to protect all consumers from deceptive 'bamboo' claims." 




L'article original :

mercredi 2 décembre 2015

mercredi 25 novembre 2015

Une petite vue des plantations ....

... de la bambousaie. le numéros positionnent les plants.

Et de ce que j'envisage comme conduite de culture pour l’instant. Les zones colorées donne une idée de mon imagination des zones de culture envisagées.





Il reste de la place pour des nouveaux venus, après faudra envisager d'agrandir.

vendredi 20 novembre 2015

Le bambou a toute sa place à la COP 21

 Report d'un article vu ici sur le site de la dépèche.

Le bambou a toute sa place à la COP 21


Le Gersois Michel Abadie préside l'organisation mondiale du bambou, «matériau du futur à même de remplir les objectifs environnementaux et sociaux» qui seront débattus à la conférence sur le climat.

Dès son enfance, dans la maison du grand-père à Montaut-les-Créneaux, Michel Abadie a fait flèches de tous. bambous. Ceux qui se portaient (et se portent toujours d'ailleurs) au mieux dans le jardin familial.

Longtemps journaliste, au magazine Science & Avenir notamment, Michel Abadie qui préside aujourd'hui l'organisation mondiale du bambou (WBO) dit de «cette ressource naturelle et viable» qu'elle est «le matériau du futur».

Selon les conclusions d'études scientifiques présentées lors du récent congrès de la WBO que le Gersois a présidé à Damyang en Corée du Sud, il se confirme qu'à surface égale, une plantation de bambous stocke 30% de plus de carbone qu'une forêt d'arbres et qu'elle produit 30% de biomasse en plus. «Du gagnant-gagnant donc dans la lutte contre le réchauffement climatique» dit notre... bambouphile qui compte bien faire passer le message en haut lieu lors de la COP 21 du mois prochain Paris. Selon Michel Abadie, la plante bambou forte de 1300 variétés, est en effet la mieux à même de répondre à la demande mondiale toujours croissante de matériaux fibreux. «C'est ça ou continuer à subir la déforestation du monde à tout va et ses terribles conséquences pour le climat». Le bambou qui repousse comme de l'herbe folle (»certaines variétés à raison de 130 centimètres par jour») est pour l'heure très largement sous-exploité dans le monde (et particulièrement en France!) en dépit des 90 milliards de dollars de chiffres d'affaires annuel que génèrent sa culture, son commerce et ses applications diverses et variées. Pâte à papier ici, matériau de construction ailleurs, utilisé par certains pour ses fibres qui se substituent à celles du carbone, par d'autres pour se chauffer (au charbon de bambou) ou pour épurer les eaux sales, le bambou qui formait l'ossature du premier avion construit en série à partir de 1907, présente une polyvalence qui s'étoffe chaque jour davantage. «Je viens d'apprendre que le Lafarge brésilien vient de planter 10 000 hectares de bambous pour en faire ses sacs à ciment». Comme tout en fixant et bonifiant les terres sur lesquelles il est cultivé le bambou «fixe» aussi les populations qui l'exploitent en leur donnant les moyens de vivre sur place, il remplit non seulement des objectifs environnementaux mais aussi sociaux. «Le bambou, une ressource durable et naturelle pour un avenir de la planète beaucoup plus vert».
B.D.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/11/04/2210446-le-bambou-a-toute-sa-place-a-la-cop-21-21.html

vendredi 6 novembre 2015

Le sol qu'est ce que c'est ...


J'invente rien je pompe juste une page que je trouve bien faite, une partie de la page : 
http://cfppah.free.fr/sol.htm 
 
 
Définitions
C’est un support d’ancrage
C’est la ressource en eau et en sels minéraux
C’est un milieu vivant : micro/macro - faune/flore

Il est haut de 1 à 2 m. mais peut descendre à 0,50 m comme en Bretagne dont la roche-mère granitique se dégrade peu et est proche de la surface : les horizons de surface sont le siège d’une intense activité de décomposition non absorbée conduisant à un sol acide de type tourbe.
Un sol idéal est appelé terre franche.
Une terre végétale est une terre idéale car n’ayant reçu que des végétaux.
Un sol sans activité est un sol mort.

Un sol ne s’améliore que sur plus de 10 ans. En cas de besoin, il est plus rentable de remplacer entièrement le sol.
L’amendement ne permet que des modifications de l’ordre de 0,5 points de pH tous les 2 ans.


Composition

  • Matière organique. MO Morte (MOM) ou MO Fraîche (MOF)
  • Matière minérale
  • Eau contenue essentiellement dans les espaces micro-poreux (< 8µ)
Lorsque le sol est sans eau, il est dit “au point de flétrissement permanent”. Si l’eau est présente dans tous les espaces, le sol est “asphyxiant” ou “gorgé”. Entre les 2 états, il est dit “ressuyé” : il est idéal pour le végétal et le travail du sol.

  • Air contenu essentiellement dans les espaces macro-poreux (> 8µ)
  • Cailloux. On peut “charger” un sol en roches volcaniques qui sont poreuses et ne se tassent pas.
  • Macro-faune
  • Macro-flore
  • Micro-faune (bactéries)
  • Micro-flore
  • Colloïdes : éléments gardant les éléments fertilisant du sol. Ce sont l’Humus (organique) et de l’Argile (minéral)


Texture
C’est l’ensemble des éléments minéraux qui composent le sol en fonction de leur granulométrie. Elle se mesure en laboratoire et utilise un outil de classement dont les plus connus sont le triangle isocèle du Soil Survey Manual de 1951 et le triangle rectangle du GEPPA (1966).
Pour les terres argileuses, on peut estimer la teneur en argile en faisant un anneau de texture : 

- on prend une boule de terre et on la malaxe pour en faire un boudin. S’il tient, on estime qu’il y a 10% d’argile. S’il peut s’arrondir, il y a 15% d’argile. Si on peut le refermer en anneau et qu’il y a quelques craquelures, on estime à 30% la teneur en argile. Si l’anneau reste bien lisse, l’argile est présent à 50%.

Des traces brunes attestent de la présence de limons.

Argile
< 2µ, de couleur beige. 5 à 10% idéalement.
Colloïde minéral électronégatif retenant les éléments nutritifs. Il dispose d’un pouvoir collant sur les minéraux électropositifs. Il se présente sous la forme de feuillets espacés. Ces espaces se réduisent en cas de sécheresse, provoquant des crevasses : les racines peuvent alors se rompre et des maladies opportunistes démarrer. Ces crevasses peuvent dépasser 1 m. de profondeur ; l’assèchement du sol est alors encore plus rapide et l’arrivée d’une forte pluie gorge le sol.
L’argile augmente la réserve en eau.
Un sol très argileux est dit de structure “plastique”.
Il se trouve :

  • à l’état floculé (ou colloïdal) : les particules sont agglomérées en micro-mottes ou agrégats.
  • à l’état dispersé dans un sol gorgé. Il perd son rôle de ciment et le sol est bouleversé. Les particules ne sont pas soudées, le sol devient asphyxiant.
Le lessivage se fait lorsque l’argile est dispersé. Les cations ne sont plus tenus par l’argile et sont emmenés en surface ou en profondeur par l’eau.
Le drainage permet d’éviter ce phénomène.

Limons
De 2 à 50 µ, de couleur sombre. 15% idéalement.
Électriquement neutres, il permettent la capillarité. Ce sont des éléments “battants” : ils ferment la structure en bloquant la porosité.
Ils sont légers et sont en surface ; lorsqu’ils bouchent la surface, ils forment la “croûte de battance”.
S’il y en a trop, ils augmentent la surface d’évaporation/transpiration du sol par augmentation de la micro-porosité.

Un sol tassé perd et prend plus d’eau qu’un sol aéré. La surface d’un sol aéré est irrégulière, empêchant l’eau de s’évaporer. Tassé, le sol autorise la capillarité jusqu’à la surface et donc l’évaporation.

Sable
De 50 µ à 2 mm, de couleur jaune. 40% idéalement.
Il est neutre, crée des espaces macro-poreux et facilite l’évacuation du surplus d’eau.






Terre Franche :

  • 65% de sable + limons grossiers
  • 15% d’argile + limons fins
  • 10% d’humus
  • 10% de calcaire


Les 3 fractions du sol

Solide
Rôle d’ancrage
Réserve nutritive
Qualité physique variable selon la granulométrie :


  • sol lourd = sol argileux
  • sol corrosif = sol sableux
  • sol léger = sol tourbeux

Gaz
C’est l’atmosphère interne composée de 15% d’O2, 80% de N et 0,2 à 3% de CO2. L’atmosphère est composé de 20% d’O2, 78% de N et 0,03% de CO2. La différence résulte de l’activité du sol.

Liquide
C’est la solution du sol assurant la nutrition des végétaux et la migration des sels minéraux. En excès, elle conduit à l’asphyxie et au lessivage. Elle a une action mécanique en fermant les espaces macro-poreux par son poids.


L’eau dans le sol
Elle provient de l’arrosage, des précipitations, des remontées capillaires, de la submersion et du ruissellement.

Ruissellement
L’eau coule à la surface du sol Cause : pente, absence de végétation, nature du sol (sol tassé), vitesse d’apport > vitesse d’absorption.
Effet : déplacement du sol donc perte en sels minéraux, en graines, modification de la structure du sol, diminution de la porosité superficielle du sol par fermeture du sol, et perte d’eau.


Remède : 

  • modification de la pente
  • travail en terrasse
  • culture perpendiculaire à la pente
  • drainage
  • amendement pour augmenter la stabilité du sol en le rendant plus grossier par apport de matières organiques (humus)
  • fractionner l’arrosage
    Infiltration - Perméabilité
C’est la pénétration de l’eau dans le sol sous l’effet de la pesanteur. La vitesse d’infiltration = la perméabilité ; se mesure en cm/heure avec l’infiltromètre de Müntz, par exemple. On devrait avoir une perméabilité de 40 cm/h.







La perméabilité :

  • limite les pertes d’eau
  • permet d’augmenter la vitesse d’arrosage (+ d’eau dans un temps + court)
  • augmente le ressuyage ; le travail du sol est meilleur
  • augmente la vitesse de réchauffement du sol
On peut modifier la perméabilité en :

  • ajoutant du sable
  • en travaillant le sol
  • en améliorant sa structure par ajout d’humus qui permet d’augmenter les agrégats
  • en paillant ; la chute d’eau est freinée, réduisant la déstructuration du sol et fractionnant l’apport
    Capillarité
C’est la remontée ou la diffusion de l’eau. L’eau se déplace du milieu le plus humide vers le milieu le plus sec. Elle circule par la micro-porosité.
L’évaporation provoque la migration des sels minéraux en surface ; c’est particulièrement visible sur les plantes en pot posées sur une soucoupe remplie d’eau : l’eau migre en surface, entraînant les sels minéraux et produisant un dépôt blanchâtre salin à la surface.
En tassant le sol autour des petites plantes (“bornage”) ou des grandes plantes (“talonnage”) on augmente la capillarité. C’est ce que l’on fait lorsqu’on effectue une plantation ou lorsqu’on roule le gazon après l’avoir semé. On augmente donc l’évaporation (phénomène assimilable à la battance) mais on pallie par l’arrosage.
Par contre, en griffant le sol en surface, on rétablit un espace macro-poreux en surface contre lequel l’évaporation va buter : l’eau se condense et redescend (“Un binage vaut 2 arrosages”). La toile tissée provoque le même effet.

Pouvoirs de rétention d’eau
  




Différents états du sol
Sol gorgé ou saturé
L’atmosphère interne est inexistante, les espaces macro et micro-poreux sont occupés.

Sol ressuyé
L’eau est disponible. On parle de Réserve Utile (RU) qui se décompose en :

  • Réserve Facilement Utilisable : eau de gravité (“percolation”) - RFU
  • Réserve Difficilement Utilisable - RDU
La quantité d’eau retenue au point de ressuyage = capacité de rétention ou capacité utile (%). C’est le poids d’eau retenue par rapport au poids de terre sèche. 40% est une valeur idéale.

Capacité de rétention (CR) = (Poids humide-Poids sec) / Poids sec
L’arrosage automatique permet de modifier la RFU bien que difficilement contrôlable notamment avec les gouttes à gouttes.

Sol au point de flétrissement permanent
C’est un sol sec, il n’y a pas d’eau. Les fonctions respiratoires des végétaux sont interrompues : l’absorption est arrêtée, les plantes se dessèchent. On est à une pression limite d’absorption de l’eau d’environ 15 bars.

Quantité maximale d’eau retenue par un sol

Qeau = Poids sec x Capacité de rétention
ou
Qeau = CR x Poids humide / (1 + CR)
Exemple : soit 1 ha de terre sèche sur 30 cm avec une CR de 45% ; quelle est la quantité maximale d’eau ?
On considère que le sol a une densité de 1,2 t/m3 : la quantité maximale sera ici de 1620 tonnes (Volume x Densité x CR)

Besoins en eau
Pour exemple, un géranium nécessite 200 litres d’eau par saison et par pot, soit + ou - 2,5 litres/jour.
Les besoins en eau peuvent être estimés à 6 l/m2 par jour en période “normale” de croissance, mais doivent être modulés en fonction du type de sol ou de substrat et des conditions climatiques, en n’oubliant pas que le vent dessèche autant voire plus qu’une forte température.
 



Le C.A.H.
Le Complexe Argilo-Humique un ensemble minéral et organique composé de l’Argile et de l’Humus. Il est électronégatif.
La partie minérale est composée : 

  • d’argile ( - )
  • de silicate d’alumine ( - )
  • d’hydroxyde de Fe et d’Al, colloïdes ( + )
La partie organique est l’humus ( - )
Les 2 parties sont liées entre elles grâce essentiellement aux ponts calciques (++). Plus la valence est élevée, plus la cohésion est forte : Ca2+, Fe2+, Fe3+, Mg2+. S’y rajoutent des cations plus faibles : Mn+, Al+, K+.

La capacité du CAH à retenir les éléments fertilisants (+ et -) s’appelle le “pouvoir absorbant”. Si les cations sont facilement retenus à la surface du CAH, les anions, qui occupent une des valences des cations accrochés au CAH, sont plus facilement lessivables :
NO3[- +]Fe[+ -]CAH
La surface du CAH trie les sels minéraux qu’il porte. Il conserve plutôt les cations de valence élevée.
Il y a toujours une partie du CAH qui est libre ( ± insaturée) et qui capte les ions hydroxyde H3O+ permettant de connaître le pH du sol. L’autre partie est ± saturée, conférant la basicité au sol.
La Capacité d’Échange des Cations (CEC exprimée en meq) est la capacité du CAH à échanger les sels minéraux. Le CAH donne un pouvoir tampon au sol évitant ainsi des bouleversement brutaux de l’équilibre.






Le pH

Il varie en fonction de la pédologie du sol et donc de la roche-mère. Un granit provoquera un sol de pH acide car il ne se dégrade quasiment pas : l’humus (MO) ne peut pas se recombiner et le sol est acide. À l’inverse, une roche-mère calcaire se dégrade bien provoquant un pH plus élevé.
Fertilisation et amendement permettent de modifier le pH mais dans des proportions très faibles : de l’ordre de 0,5 point tous les 2 ans.
Le pH d’un sol varie un peu en fonction des saisons puisqu’il varie en fonction de l’activité bactérienne de dégradation et de fermentation. La variation ne dépasse pas 0,5 point de pH.
Il varie en fonction aussi de la quantité d’argile et d’humus qui fixent les cations. Un lessivage fait par contre chuter le pH. Mais les variations sont faibles car le sol a un pouvoir tampon.

Il n’y a pas de bon pH universel mais chaque type de sol (texture) a son propre “bon” pH : 

  • sol argileux : 7 à 8,5
  • sol sableux : 5,5 à 7
  • terre franche : 6,5 à 7

 Voila pour présenter rapidement ce qu'est un sol, ceux qui veulent peuvent lire la suite de l'article qui rentre dans le détail des analyses de sol.

    jeudi 5 novembre 2015

    Shangaï III arrivé à destination

    Ce matin réception du Phyllostachys shangaï III commandé jeudi dernier.

    NEWFISHOP fait ses expédirion le mardi c'est top c'est l'assurance que les plants ne traineront pas tout le week end on ne sait où.

    Voilà pendant que j'étais au travail Christine a réceptionné le colis.

    Super bien emballé comme d'hab.

    Et superbe pied.








    Merci Stéfane

    lundi 2 novembre 2015

    Début d'inventaire

    Mes amis plantés

    Rhododendron
    Rhododendron
    Dracunculus vulgaris
    hydrangea
    fatsia japonica
    Elaeagnus ×ebbingei
    Amelanchier alnifolia
    Eleagnus multiflora
    Photinia villosa var. Laevis
    Epimedium stellulatum 'Wudang star'
    Cotoneaster lacteus
    Physocarpus opulifolius angel gold
    Cardiocrinum giganteum
    Pinus nigra 'Marie Bregeon'
    Pinus mugo 'Winter gold'
    Juniperus squamata "Blue star"
    Juniperus horizontalis "Andorra compacta"

    Mes amis habitants

    Pulmonaria affinis
    Quercus
    Crataegus
    Prunus spinosa
    Euonymus européanus

    vendredi 30 octobre 2015

    La 50ème variété de bambous ...

    ... Arrivant dans les terres de la bambouseraie sera Phyllostachys shangai 3 

    la commande est passée sur newfishop, devrait arriver fin de semaine prochaine et plantée le week end.


    YESsssssssssss !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!